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Une brouille, tout se brouille

Par Thierry Noëllec, le 11/03/2014
Catégorie : Pratique de la Médiation

TNMédiationUn conflit dans une entreprise n’est jamais à prendre à la légère, même votre image peut en pâtir gravement, en interne comme en externe.


En effet, le conflit entre deux collaborateurs perturbe bien plus que le service auquel ils appartiennent. Certes, chacun comprendra que les proches collaborateurs des protagonistes du conflit sont en première ligne pour payer les pots cassés, mais le mal se diffuse bien au-delà. Le conflit, lorsqu’il n’est pas traité à temps, prend ses aises et son écho se diffuse aux équipes connexes et aux services associés, voire aux clients, aux fournisseurs et à l’environnement proche, géographique ou sectoriel.

Tout naturellement, les dommages s’étendent aussi aux éléments immatériels de l’entreprise comme son image.

Et ce d’autant plus aujourd’hui où, la crise de confiance généralisée étant passée par là, nombre d’entreprises construisent et véhiculent leur image sur des valeurs qui sont supposées guider leur démarche commerciale, environnementale ou managériale.

Le risque est donc grand que ces valeurs, prônées par ailleurs à juste titre, se trouvent mises en pièces par un conflit de type harcèlement par exemple, voire plus dramatique encore. Or, chacun sait que de nos jours, le bouche à oreille des réseaux sociaux démultiplie l’information de manière exponentielle, les bonnes nouvelles comme les mauvaises.

Certes, une société sans conflit est illusoire (et heureusement peut-être…) mais dans le monde du travail, de l’entreprise et de son image, ne pas le traiter est une erreur tant morale que stratégique, une faute de management qui peut coûter des marchés, des femmes, des hommes, des vies.

L’image d’une entreprise ne se résume pas à la surface du papier à en-tête, elle en véhicule aussi le sens et tout dysfonctionnement négligé peut gravement l’écorner. 

 

J'ai précédemment publié ce billet sur le site de l'Atelier Chrysalis. Il est repris ici avec l'aimable autorisation de Gaëlle Le Derf.