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Le bonheur, c'est pas la joie !

Par Thierry Noëllec, le 07/01/2014
Catégorie : Internet


TNMédiationNe lisez pas cet article, vous n’allez pas aimer. Pas du tout !

En plus, ça m’embêterait si vous décidiez de vous retirer de la liste de mes contacts après cette lecture.

Mais si vous persistez malgré tout, vous n’allez pas être déçu…


En ce début d’année, je me suis dit qu’un article qui plomberait l’ambiance de la rentrée serait le bienvenu. Et justement je suis tombé sur la page ouaibe qui va bien.

Le blog Mars-lab est consacré à la qualité de vie au travail. C’est une mine de renseignements et de billets pertinents sur ce sujet. Dans un billet qui vient de paraître en décembre, un très bon dossier signé Pierre-Eric Sutter est consacré au bien-être au travail.

Après une explication (un peu ardue) mais fort utile sur ce que l’on peut entendre par « bien-être » et notamment un approfondissement des notions de bien-être hédonique (ou subjectif) et de bien-être eudémonique (ou psychologique), puis un petit détour par Schopenhauer (toujours de bon aloi) et Epicure (si mal compris de nos jours), la page 2 du billet s’attache à la notion de bien-être au travail. Et c’est là que ça se corse (jeu de mot involontaire, désolé…)

Sutter explique, démontre, que s’attacher à apporter du bien-être aux employés est contreproductif ! Le sous-titre est certes provocateur mais le fond de l’article est très argumenté et vaut les quelques minutes de lecture et de relecture que nécessite sa compréhension.

Chercher à résumer ses arguments serait présomptueux et sans intérêt si le fond vous intéresse. Sachez cependant que Sutter s’appuie des travaux qui mettent en évidence que nous sommes beaucoup plus sensibles aux sollicitations négatives qu’aux stimuli positifs. Et qu’il faut trois fois plus de positif que de négatif pour ressentir un équilibre entre les deux. De plus, l’apport de stimuli positifs fonctionne sur le mode de la recherche du plaisir immédiat (un peu à la manière d’un junkie) et mène donc toujours à l’insatisfaction.

Pour autant, un employé heureux est toujours plus productif que son opposé. Alors ? Joie, bonheur, plaisir ? Le débat reste ouvert. Dans un prochain billet peut-être…